Soit 3 RV, 3 rencontres, 3 conversations.
Supposons que les deux premiers RV aient conduit au troisième alors que sa conclusion eut pu être trouvée dès le premier.
Si je note que la première rencontre totalement improductive m'a retenue près d'une heure, que les deux suivantes de même durée qui ont d'abord paru éclairantes ont fini par se révéler tout aussi improductives que la première, et finalement déstabilisantes de surcroît.
Si j'ajoute à mon improbable addition 3 appels au secours, dont un bis, qui conduisent à contretemps à trois très longues conversations aussi différentes qu'il est possible quand le thème est identique.
Si le résultat final se trouve être une montée de larmes irrépressible.
Faut-il en conclure que le langage mathématiques me restera à jamais hermétique ou que les mots sont décidément fort imparfaits pour résoudre les équations intimes ?
mercredi 4 avril 2012
samedi 17 mars 2012
Revigorant
http://www.politis.fr/En-Finir-Avec-Christophe-Barbier,17573.html
http://www.marianne2.fr/Le-cadeau-de-Barbier-a-Melenchon_a216451.html
Et pour juger par soi-même :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/
http://www.marianne2.fr/Le-cadeau-de-Barbier-a-Melenchon_a216451.html
Et pour juger par soi-même :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/
dimanche 4 mars 2012
La stratégie du choc
J'ai d'abord cru à une nouvelle version de la théorie du complot. Mais c'était tout de même étonnant de l'entendre développée sur France Inter.
L'étonnement grandit et se transforme.
Est-il vraiment possible que des hommes aient si peu de considération pour leurs semblables ? Est-il imaginable que nous en soyons là ?
Il s'agissait de l'Etat de choc, une "stratégie qui consiste à utiliser les catastrophes pour transformer les sociétés dans le sens des intérêts capitalistes"...
On peut encore l'écouter ici :
Et un texte me revient, d'une chanson qui m'a toujours interpellée
"Et suppose que du jour au lendemain
L'on sache qu'il y a des êtres
Sur notre terre qui se concertent
Pour mieux abrutir les humains
Non pour une question de gain
Ce qu'ils recherchent
C'est misérer le monde
Leur monde"
Georges Chelon - Suppose que
L'étonnement grandit et se transforme.
Est-il vraiment possible que des hommes aient si peu de considération pour leurs semblables ? Est-il imaginable que nous en soyons là ?
Il s'agissait de l'Etat de choc, une "stratégie qui consiste à utiliser les catastrophes pour transformer les sociétés dans le sens des intérêts capitalistes"...
On peut encore l'écouter ici :
Et un texte me revient, d'une chanson qui m'a toujours interpellée
"Et suppose que du jour au lendemain
L'on sache qu'il y a des êtres
Sur notre terre qui se concertent
Pour mieux abrutir les humains
Non pour une question de gain
Ce qu'ils recherchent
C'est misérer le monde
Leur monde"
Georges Chelon - Suppose que
mardi 28 février 2012
... c'est un joli nom tu sais ...
Merci au Partageux d'avoir réveillé ces souvenirs et cette émotion là.
http://www.blogger.com/img/blank.gif
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jeudi 16 février 2012
Ne pas en croire ses oreilles
« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. » F. Dolto
Je cherche un article sur cette nouvelle angoissante, et réalise que ce n'est pas une exception...
Le corps d'un homme de 75 ans, mort depuis trois ans, a été retrouvé à son domicile de la rue Saint-Michel, dans le quartier Notre-Dame-du-Mont, en plein centre-ville de Marseille, a-t-on appris aujourd'hui de source policière. Pendant trois années, nul ne semble s'être soucié de son absence. Ni sa famille, ni ses proches, ni ses voisins, ni même le syndic de copropriété ne se sont doutés de rien, précise-t-on de même source.
Le cadavre d'un homme né en 1931 a été retrouvé samedi dans son logement à Strasbourg près de trois ans après sa mort.
Il était mort depuis trois ans
« Cela fait des années que je suis là. C'est complètement fou. Je n'arrive pas à croire qu'un homme est mort au-dessus de chez moi sans que personne ne s'en aperçoive », témoigne cet habitant du square Pierre-Merlat, à Maurepas.
Cette autre "nouvelle" là, je ne voulais pas l'entendre - sauf qu'à moins de ne plus rien lire, ne plus rien écouter, ne plus rien regarder du monde, c'est impossible. Et entre incrédulité et colère une phrase me heurte plus encore que tout le reste :
"Finalement, on aura une société qui sera organisée de la manière suivante : tous ceux qui ont la force et la santé pour travailler auront un emploi. Ceux qui ont la force et la santé mais pas d'emploi, on les mettra en formation professionnelle. Et puis, il y a ceux qui n'en peuvent plus, parce qu'il sont malades (...), qu'ils sont éloignés de l'emploi depuis longtemps. Pour eux, on aura la solidarité", a-t-il affirmé.
La solidarité ? "L'assistanat n'a pas sa place", a-t-il affirmé. "La solidarité pour ceux qui ne peuvent pas travailler. La formation ou l'emploi pour ceux qui ont la force de travailler. Le travail, c'est une valeur centrale".
Après la syntaxe et les niveaux de langue, attaquons-nous donc au vocabulaire, ah non pardon, aux "éléments de langage"...
A quinze ans, sur les bons conseils de Mme André, je recopiais des citations qui parlaient à mon coeur. Celle-ci, je l'avais même acheté sur parchemin :
« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.»
Antoine de Saint-Exupéry
Cette chanson-là, elle a tourné en boucle longtemps, et puis j'ai voulu l'oublier, la trouver excessive, mais parfois...
Je cherche un article sur cette nouvelle angoissante, et réalise que ce n'est pas une exception...
Le corps d'un homme de 75 ans, mort depuis trois ans, a été retrouvé à son domicile de la rue Saint-Michel, dans le quartier Notre-Dame-du-Mont, en plein centre-ville de Marseille, a-t-on appris aujourd'hui de source policière. Pendant trois années, nul ne semble s'être soucié de son absence. Ni sa famille, ni ses proches, ni ses voisins, ni même le syndic de copropriété ne se sont doutés de rien, précise-t-on de même source.
Le cadavre d'un homme né en 1931 a été retrouvé samedi dans son logement à Strasbourg près de trois ans après sa mort.
Il était mort depuis trois ans
« Cela fait des années que je suis là. C'est complètement fou. Je n'arrive pas à croire qu'un homme est mort au-dessus de chez moi sans que personne ne s'en aperçoive », témoigne cet habitant du square Pierre-Merlat, à Maurepas.
Cette autre "nouvelle" là, je ne voulais pas l'entendre - sauf qu'à moins de ne plus rien lire, ne plus rien écouter, ne plus rien regarder du monde, c'est impossible. Et entre incrédulité et colère une phrase me heurte plus encore que tout le reste :
"Finalement, on aura une société qui sera organisée de la manière suivante : tous ceux qui ont la force et la santé pour travailler auront un emploi. Ceux qui ont la force et la santé mais pas d'emploi, on les mettra en formation professionnelle. Et puis, il y a ceux qui n'en peuvent plus, parce qu'il sont malades (...), qu'ils sont éloignés de l'emploi depuis longtemps. Pour eux, on aura la solidarité", a-t-il affirmé.
La solidarité ? "L'assistanat n'a pas sa place", a-t-il affirmé. "La solidarité pour ceux qui ne peuvent pas travailler. La formation ou l'emploi pour ceux qui ont la force de travailler. Le travail, c'est une valeur centrale".
Après la syntaxe et les niveaux de langue, attaquons-nous donc au vocabulaire, ah non pardon, aux "éléments de langage"...
A quinze ans, sur les bons conseils de Mme André, je recopiais des citations qui parlaient à mon coeur. Celle-ci, je l'avais même acheté sur parchemin :
« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde.»
Antoine de Saint-Exupéry
Cette chanson-là, elle a tourné en boucle longtemps, et puis j'ai voulu l'oublier, la trouver excessive, mais parfois...
mardi 14 février 2012
La fée Electricité
Ou comment parfois la réalité vient investir un élément de langage quasi obsolète.
Pester dans la nuit contre le défaut d'isolation qui rend le chauffage fort peu performant en cas de température négative.
Avoir soudain l'impression que quelque chose n'est pas comme d'habitude. Et réaliser presque aussitôt que toutes les lumières ont disparu : pas de radio réveil, pas de petite lumière de veille, pas le moindre ronronnement d'appareil ménager...
Et oui, ça n'arrive donc pas qu'aux autres : panne d'électricité.
Bon, c'est d'abord un peu embêtant de se retrouver dans le noir avec des volets électriques tout à coup pas si pratiques que ça, un peu gênant de ne pas avoir d'eau chaude, pas de chance de ne pas avoir de chauffage quand il gèle dehors. Mais ce n'est pas si grave et nous ne sommes certes pas les plus à plaindre.
Et puis le temps passe... La température ne cesse de chuter, les bougies pour la lecture ce n'est pas exactement idéal, plus le temps passe et plus l'inquiétude grandit, et si nous nous retrouvions nous aussi sans électricité plusieurs jours durant ?
Toujours rien l'après-midi, toujours rien le soir... Des hommes en bleu s'activent de l'autre côté de la route, un chariot élévateur fait des allers-retours...
Lorsqu'enfin une lampe s'éclaire, j'ai eu tout le temps de réfléchir au confort, à son absence, et... aux énergies !
En fait, ce n'était pas tout à fait fini. J'ai bien essayé de comprendre une fois Internet à nouveau disponible, mais les transformateurs et les phases, non décidément je n'y comprends toujours rien. Quoi qu'il en soit, voici le parking de l'immeuble orné d'un splendide avertissement flottant au vent : DANGER DE MORT... à côté d'une installation roulante dont le toit semble étrangement avoir été dévoré par une flamme qui a laissé une immense marque noire, installation qui produit en continu un bourdonnement sourd, prix à payer pour conserver lumière et chaleur...

Pester dans la nuit contre le défaut d'isolation qui rend le chauffage fort peu performant en cas de température négative.
Avoir soudain l'impression que quelque chose n'est pas comme d'habitude. Et réaliser presque aussitôt que toutes les lumières ont disparu : pas de radio réveil, pas de petite lumière de veille, pas le moindre ronronnement d'appareil ménager...
Et oui, ça n'arrive donc pas qu'aux autres : panne d'électricité.
Bon, c'est d'abord un peu embêtant de se retrouver dans le noir avec des volets électriques tout à coup pas si pratiques que ça, un peu gênant de ne pas avoir d'eau chaude, pas de chance de ne pas avoir de chauffage quand il gèle dehors. Mais ce n'est pas si grave et nous ne sommes certes pas les plus à plaindre.
Et puis le temps passe... La température ne cesse de chuter, les bougies pour la lecture ce n'est pas exactement idéal, plus le temps passe et plus l'inquiétude grandit, et si nous nous retrouvions nous aussi sans électricité plusieurs jours durant ?
Toujours rien l'après-midi, toujours rien le soir... Des hommes en bleu s'activent de l'autre côté de la route, un chariot élévateur fait des allers-retours...
Lorsqu'enfin une lampe s'éclaire, j'ai eu tout le temps de réfléchir au confort, à son absence, et... aux énergies !
En fait, ce n'était pas tout à fait fini. J'ai bien essayé de comprendre une fois Internet à nouveau disponible, mais les transformateurs et les phases, non décidément je n'y comprends toujours rien. Quoi qu'il en soit, voici le parking de l'immeuble orné d'un splendide avertissement flottant au vent : DANGER DE MORT... à côté d'une installation roulante dont le toit semble étrangement avoir été dévoré par une flamme qui a laissé une immense marque noire, installation qui produit en continu un bourdonnement sourd, prix à payer pour conserver lumière et chaleur...
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